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Difficile mais important

P. Yves Mambueni, 33 ans, Combonien de Kinshasa, vient de terminer le cours de ‘cantonais’. Mais il sait qu’il y a encore un long chemin à parcourir avant de bien le posséder. C’est une des langues les plus exigeantes du monde.

Où est-ce que vous avez commencé à l’étudier?

A Hong Kong. Depuis mon arrivée, je me suis inscrit à l’Université chinoise. Et j’ai essayé de régler ma vie, en tant que prêtre et en tant qu’étudiant, selon la nouvelle réalité. Du lundi au vendredi, je vais à l’université pour mes cours de langue. Les week-ends sont consacrés à la pastorale, dans la paroisse Saint Alfred, qui m’accueille, confiée aux Missionnaires Oblats de Marie Immaculée: messe en anglais le dimanche et des rencontres avec la communauté anglophone de Hong Kong. Sans oublier de pratiquer mon cantonais avec des amis chinois.

Comment trouvez-vous Hong Kong?

C’est une petite – grande ville surpeuplée (environ 7 millions d’habitants), où l’on rencontre des gens de tous les coins du monde, de toute race. Ils viennent pour travailler, faire des affaires, étudier, s’amuser. Ce mouvement de personnes rend la vie à Hong Kong plutôt chère, mais contribue beaucoup à son développement. Elle devient de plus en plus attrayante, même si certaines personnes vivent toujours dans des conditions de pauvreté. Un monde dans lequel on entre avec beaucoup de patience «chinoise»! On dit c’est une des langues les plus difficiles. Par exemple: alors que l’alphabet des langues européennes a moins de 30 lettres (voyelles et consonnes), le cantonais, disent les experts, en a presque 15.000! Des signes qui se ressemblent beaucoup et qui doivent être mémorisés. Le cantonais est caractérisé aussi par les «tons» (sons); un mot peut avoir jusqu’à neuf significations différentes: cela dépend du ton avec lequel il est prononcé.

On dit que la culture chinoise est très complexe.

D’après ce que j’ai compris jusqu’à présent, je peux dire que la culture chinoise est très riche en traditions, en croyances. Les Chinois ont leur propre calendrier, qui n’est pas ‘solaire’, mais ‘lunaire’. Il est soigneusement observé, surtout en matière de célébrations comme le Nouvel An, les anniversaires, etc. Les chiffres ont aussi leur importance - positive ou négative - en fonction surtout de leur son. Par exemple, la prononciation du numéro 4 ‘Sei’, sonne comme ‘mort’ ou ‘«mourir’. Tandis que 6, 8 et 9 sont de bon augure, parce que leur son est semblable à celui des certains mots qui ont une signification positive. Certains objets (montres, bougies, mouchoirs...) ne peuvent être offertes comme cadeaux. En en raison de leur utilisation, ils sont considérés comme de mauvais présages. Donner une montre à quelqu’un, par exemple, c’est comme si on lui souhaitait la mort. Et si la montre ne fonctionne plus, cela annonce que la fin de son propriétaire s’approche!

Après l’étude de la langue, quelle sera votre ‘mission’?

Je serai affecté, avec toute probabilité, à Macao, dans la paroisse de Saint Joseph Travailleur, confiée aux Comboniens. A travers un projet appelé Fen Xiang, cette communauté collabore aussi au développement humain et à la formation de prêtres, religieux et séminaristes de la Chine continentale dans les domaines de la formation et de la première évangélisation Je prévois que les débuts ne seront pas faciles. En tant que missionnaire, je suis heureux d’entrer dans cette nouvelle culture, ce nouveau monde. Saint Daniel Comboni est un bon modèle pour moi dans ce défi. En fait, je me sens vraiment heureux, heureux de voir que mon rêve d’annoncer l’évangile en Chine est en train de devenir une réalité. Je sais, toutefois, que j’ai encore un long chemin à parcourir..

En tant que missionnaire congolais, que pouvez-vous partager avec le peuple chinois?

En tant que Congolais, le don le plus précieux que je peux partager, c’est ma foi. La foi que j’ai reçue de ma famille, qui m’a appris le chemin de l’église et où ma foi a mûrie. Je pense qu’il est temps maintenant pour moi de partager ce que j’ai appris. Je suis arrivé dans cette partie du monde – très importante en ce troisième millénaire - pour offrir ma collaboration dans l’évangélisation.

P. José Rebelo, WM

Notre revue

Collaborateurs

Rions un peu

-Dans cette prison modèle, dit l'officier à un nouveau prisonnier, tous les détenus peuvent continuer à exercer leur propre travail. Que faisiez-vous avant?

-Hum... On m'apppelait 'pickpocket'!

Saints d'Afrique

On sait peu de la vie de ce prêtre, polémiste et exégète. Il était à Alexandrie avant 640 et plus tard, entre 678 et 689, au temps du Patriarche monophysite Jean III.

Témoignages

Père Désiré Koguapa

Le Père Désiré KOGUAPA, missionnaire combonien, est originaire de Rungu, un petit village de la Province Orientale en République Démocratique du Congo. Il a été ordonné prêtre le 7 octobre 2012. Avant et après cette date il a travaillé au Pérou, en Amérique Latine.

Maman Anne Kalokalo

Si quelqu’un me demandait quels sont les piliers de notre paroisse de Ste. Anne d’Isiro (Province Orientale - RDC), je n’aurais aucune hésitation à répondre : les “Femmes Seules avec Jésus” (FSJ) et celles de la “Légion de Marie”.

Frère Toni Piasini

Le Frère Toni Piasini est un missionnaire italien arrivé en République Démocratique du Congo en 1970. Au cours ses premières années il a travaillé au Diocèse d’Isiro-Nyangara ; mais pendant les dernières 22 années il poursuit son travail missionnaire au Diocèse de Bondo, au nord du pays, à la frontière avec la République Centrafricaine.

Adresse

Av. Métallurgie 2369

Kingabwa - Limete - Kinshasa (RDC)

B.P. 1800 - KIN1